Quand je suis pris de pensees similaires, je me dis qu'il faut arreter de me lamenter parce que j'ai la chance d'etre ne du bon cote de l'Europe, du bon cote de la Mediterranee et que JAMAIS je ne serai dans le besoin. J'ai vecu dans le tiers monde, ai souvent sejourne dans des endroits pourris, et donc je me dis que je n'ai pas le droit de geindrelitelet a écrit : ↑05 juin 2026 07:16Sois rassuré, on est en 2026 et l'histoire ne se répète jamais la même chose. Je pense que ce sentiment d'être orphelin politiquement est très partagé et constitue aussi une des raisons de la montée du populisme ou des variantes plus extrêmes. En fait il n'y a pas 1000 systèmes politiques compatibles avec un moteur capitaliste. Les variantes d'économie planifiée ou d'horizontalité individuelle ne peuvent y exister et il y a aucun projet unificateur qui en émerge à notre époque. Il nous reste la lutte individuelle, comme la décroissance mais qui se vit dans la solitude, souvent de manière très subjective et avec un espoir plutôt mitigé vu ce qui nous entoure. Certains trouvent une voie de salut par le militantime au risque de transformer son humanisme en autoglorifiation... C'est pas facile de trouver une voie qui nous corresponde, ne nous isole pas trop et nous apporte satisfaction et espoir de contribuer à un changement collectif positif, en tout cas je ne la trouve pas. J'ai un peu une tendance au repli frustré et anxieux dans mon coin, à créer un cocon qui nous permette de traverser et à mes enfants de s'épanouir en attendant qu'il se passe quelque chose et c'est pas génial à vivre.
J'ecris parfois ce que les AA appellent une "gratitude list", comme disent les Gladiators: I'm counting my blessings
